dans cette rubrique :

2016 : Jean-Yves Ossonce

2015 : Quatuor Béla

2014 : Pablo Heras Casado

2013 : Alexander Raskatov

2012 : Leonardo García Alarcón

2011 : Jean-Efflam Bavouzet

2010 : Quatuor Belcea

2009 : Bruno Mantovani

2008 : Eva-Maria Westbroek

2007 : Louis Langrée

2006 : Peter Eötvös

2005 : Jean Nithart

2004 : Gidon Kremer

2003 : Laurence Equilbey

2002 : René Koering

2001 : Simon Rattle

2000 : Placido Domingo

1999 : Henri Dutilleux

1998 : Sylvain Cambreling

1997 : Dietrich Fischer-Dieskau

1996 : Robert Carsen

1995 : Michel Plasson

1994 : Nikolaus Harnoncourt

1993 : Felicity Lott

1992 : Quatuor Arditti

1991 : René Jacobs

1990 : Gérard Mortier et José Van Dam

1989 : Frans Brüggen

L'association Presse musicale internationale a décerné ce samedi 3 décembre son Grand Prix Antoine Livio au chef d'orchestre Jean-Yves Ossonce.

Jean Yves Ossonce twitt

Directeur du Grand Théâtre lyrique de Tours pendant 16 ans et de l’Orchestre symphonique Région Centre-Val-de-Loire-Tours durant 20 ans, le chef Jean-Yves Ossonce a été la cheville ouvrière de leur développement jusqu’en 2015. Il y a en effet réalisé un travail en profondeur dont la qualité a été reconnue aussi bien par la critique que par le public. De nombreuses récompenses lui ont été attribuées : Prix Claude Rostand du Syndicat Professionnel de la Critique en 2008 et 2014, Grand Prix de la Critique allemande, Orphée de l’Académie du Disque Lyrique, Diamant de la revue Opéra Magazine… Ses enregistrements des Symphonies de Magnard, des Concertos pour piano de Hahn et de Massenet avec des formations britanniques – dont le BBC Scottish Symphony Orchestra –, lui ont valu les plus hautes distinctions discographiques.

quatuor belaDistinguer « une personnalité du monde musical dont le travail a incité la critique à reconsidérer une œuvre, un compositeur, une époque ou une tradition » : le rappel de cette clause du règlement du Prix, par Jean-Guillaume Lebrun, Président de la PMi, accueillant au Café Falstaff, le 22 mars dernier, le Quatuor Béla, lauréat 2015, justifiait, s’il en était besoin, ce choix, récompensant un ensemble qui, depuis dix ans, défend le répertoire contemporain et la création sous toutes ses formes.

Après avoir dû renoncer à s’appeler Ligeti, leur auteur de prédilection (le nom était déjà pris…), les quatre musiciens ont choisi le parrainage de Bartók, qui symbolise idéalement, par son œuvre et son parcours d’ethnomusicologue, autant une volonté de décloisonner les cultures que de concilier avant-garde et enracinement populaire.  Exemplaire pour des musiciens partenaires du griot malien Moriba Koïta, de l’altiste celte (ex-Arditti…) Garth Knox, et du violoniste folk Jean-François Vrod.

Pablo Heras Casado (photo DR)Moment phare de la vie de notre association, le Grand Prix Antoine Livio est décerné chaque année par la PMi à − pour reprendre les termes du règlement − « une personnalité du monde musical dont le travail a incité la critique à reconsidérer une œuvre, un compositeur, une époque ou une tradition ». Le vote a lieu au cours de l’assemblée générale annuelle, et a élu en décembre 2014 Pablo Heras-Casado, que nous accueillons aujourd’hui pour lui remettre le prix, en notre restaurant habituel, le Louvre-Ripaille.

Pablo Heras Casado et Jérémie Bigorie lors de la remise du prix (photo DR)

Après avoir couronné Alexander Raskatov par le Grand Prix Antoine Livio 2013 en décembre dernier, il allait de soi que la PMI dépêchât une délégation à Lyon pour la création française de son premier opéra Cœur de chien.

En ouverture de ce déjeuner au Caro de Lyon avec le compositeur, accompagné d'Elena Vassilieva, interprète de la Voix « désagréable » du chien et de la Cuisinière, Didier van Moere souligne combien notre association se trouve honorée par cette rencontre et renouvelle nos félicitations après la représentation de la veille. Présent au début du déjeuner, Emmanuel Utwiller, directeur du Centre International Dimitri Chostakovitch, résume alors le parcours du musicien russe, né quatre jours après la mort de Staline. Sa carrière a commencé à Moscou, sa ville natale. Au début des années quatre-vingt, il émigre en Allemagne, puis s'installe en France en 2004, onze ans après avoir été l'invité du festival de Radio France, Présences. Ses liens avec Weinberg et le soutien de la veuve Chostakovitch ont joué un rôle significatif.