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PMi sur Facebook (capture d'écran le 1er juin 2015)

Depuis la fondation de la PMI en 1986, l’information et le métier de critique musical ont considérablement évolué, en particulier avec l’arrivée d’internet. La création de son propre site, en 2006, à l’initiative de Nicole Duault, montrait que notre association prenait la mesure du changement. Pendant neuf ans, ce site s’est fait l’écho fidèle de nos activités, déjeuners mensuels, voyages de presse, remises du Grand Prix Antoine Livio, mais aussi publications des uns et des autres : une belle performance.

Il fallait néanmoins évoluer encore : un nouveau site, qui se veut sobre et dynamique, vient de voir le jour, avec des chroniques, des feuilletons, des nouvelles, des coups de cœur... Rendez-vous donc sur pressemusicaleinternationale.fr.

Parallèlement, grâce à Pedro Octavio Diaz, un compte Facebook, relayé par un compte Twitter, a vu le jour en janvier 2012, pour diffuser de l’information en continu. En trois ans, leur fréquentation n’a cessé de croître. L’association elle-même a évolué, en misant doublement sur la jeunesse. La nouvelle génération des critiques y est désormais solidement représentée, notamment au bureau, et nos « apéros » accueillent, une ou deux fois par mois, des talents prometteurs, interprètes ou compositeurs, dont on parlera beaucoup demain. Bref, la PMI est entrée dans le siècle.

Lors de l'assemblée générale du 10 octobre 2009, la PMI fêtait ses vingt-trois ans d'existence. Son secrétaire général fondateur, Jacques Gernez, membre de l'association, en retraçait l'histoire.

Certaines dates marquent indéniablement l'histoire. 1983 en fait partie car il y eut cette année-là un véritable renouveau de la musique classique. 1983, en effet, a constitué une date charnière de l'évolution des technologies d'enregistrement et de la numérisation grâce au disque compact. Véritable révolution, le support numérique entraîna la fin d'un siècle de recherche et de passion, depuis les balbutiements de la reproduction sonore jusqu'au disque vinyle.

Deux ans après l'arrivée au pouvoir de François Mitterrand, un souffle de liberté anime le milieu artistique : réforme des droits d'auteurs, création de sociétés de défense des auteurs et des artistes comme l'ADAMI ou la SPEDIDAM, liberté des radios par l'ouverture des fréquences FM, sans oublier la création du Midem classique sous l'impulsion de Bernard Chevry qui confie à Pierre Vozlinsky ce nouveau marché de la musique classique. Pour la première fois, celle-ci est considérée comme « un business » à part entière, un moyen de gagner de l'argent, et non plus comme un monde idéaliste ou une passion romantique.

C'est dans cette effervescence que je me voyais confier la direction des conférences et des colloques du Midem. Ma mission était de voir comment faire venir, au niveau international, les différentes professions de la musique. Je n'évoquerai pas ici toutes les actions que nous avons menées avec Pierre Vozlinsky, à qui je souhaite rendre un hommage pour sa clairvoyance et sa volonté artistiques.

Je me suis rendu compte qu'un vide existait au plan journalistique international. Il y avait des fédérations d'orchestres, d'opéras, de festivals, mais rien pour les journalistes de musique classique. Je m'en suis ouvert à Michèle Denis, qui était alors attachée de presse du Midem classique. Elle m'a suggéré d'en parler avec Antoine Livio, journaliste à France Musique et à la Radio Suisse Romande, au cours d'une rencontre qu'elle a très vite organisée. Il a trouvé l'idée intéressante et, dans le courant de l'année 1984, nous nous sommes réunis pour travailler sur le projet. Nous y avons ensuite associé Camille Swinnen, du Conseil International de la Musique (CIM) auprès de l'UNESCO. Il en a très vite parlé à Albert de Sutter, alors président de la Presse Musicale Belge, qui nous assura du bien-fondé d'une telle association internationale.

En 1985, une dizaine de personnes participait à notre première rencontre ; une certaine frilosité se ressentait cependant chez de nombreux journalistes à l'égard du Midem, considéré comme purement mercantile. Malgré cela, nous avons décidé de nous revoir au Midem suivant. En 1986, la participation a été plus active ; plus d'une vingtaine de confrères étaient présents. Les bases de la Presse Musicale Internationale étaient enfin établies. Antoine Livio a proposé de nous réunir à l'occasion du Festival d'Aix en Provence afin de rallier les journalistes hostiles au Midem, puis il m'a confié l'élaboration des statuts, l'administration de l'association et la recherche de subventions et de mécénats en tant que secrétaire général fondateur, titre que le bureau me confia à la première Assemblée générale puisque je n'étais pas journaliste. Albert de Sutter et Antoine Livio devenaient les principaux acteurs de la PMI.

Très vite, je me heurtai à l'obstacle de la loi vis-à-vis des subventions du Ministère de la Culture et des parrainages privés. En effet, les membres du bureau, en particulier le président, devaient être français ; or Albert de Sutter était belge et Antoine Livio suisse. Lors de notre Assemblée générale constitutive à Aix en Provence, nous avons trouvé la solution : Albert de Sutter a été élu président de la PMI, mais nous avons créé un bureau parallèle dont Brigitte Massin devenait la présidente, afin de légaliser l'association. Ainsi avons-nous pu recevoir notre première subvention ainsi qu'un mécénat de la fondation Total pour la musique. Guy Huot, de son côté, a fait adhérer la PMI au Conseil international de la musique auprès de l'Unesco, lui conférant de ce fait un statut d'entité internationale officielle

Une fois constituée, la PMI a pris des initiatives importantes. Elle a par exemple créé son prix, aujourd'hui Grand Prix Antoine Livio, à l'initiative de Brigitte Massin, lors de l'Assemblée générale de Lyon, afin de récompenser une personnalité dont l'action a suscité une nouvelle réflexion sur la vie musicale. Elle a pu participer à des conférences, rencontrer d'autres associations comme celle de la presse nord-américaine, grâce à nos collègues canadiens William Littler et Jean-Jacques van Vlasselaer. Antoine Livio, de son côté, a créé au restaurant Les Noces de Jeannette les déjeuners mensuels, qui se passent aujourd'hui à La Taverne du boulevard des Italiens, et qui restent un véritable lien entre nous, assurent la vie de l'association et l'intègrent à la vie musicale.

Les bases du métier de critique musical ont changé, la PMI a changé également. Notre association se doit de s'adapter à ces nouvelles exigences tout en conservant ses principaux atouts qui sont nos assemblées générales, le Grand Prix et les déjeuners-débats.

Ainsi, l'histoire continue.

Jacques Gernez, fondateur de la PMI

Les présidents de la PMI

Albert Desutter (Belgique) élu à Aix-en-Provence en 1987.

Gérard Verlinden (Pays-Bas) élu à Zurich en 1988.

Antoine Livio (Suisse) élu à Lyon en 1991.

Philippe Thanh (France) élu à Colmar en 2001.

Anne Rodet (France) élue en 2005.

Didier Van Moere, élu à Paris en 2006.

Jean-Guillaume Lebrun, élu à Paris en 2015.

 

Le bureau actuel est composé de :
- Jean-Guillaume Lebrun, Président
- Jérémie Bigorie, Secrétaire Général
- Florent Coudeyrat, Trésorier

- Leszek Bernat

- Gilles Charlassier

- Pedro-Octavio Diaz-Hernandez

- Victor Ignatov

- Michel Le Naour

- Victoria Okada

- Pierre-René Serna

- Edith Walter

- Marcel Weiss

- Anne Rodet, ancienne présidente, membre de droit du bureau

- Didier Van Moere, ancien président, membre de droit du bureau

- Clym, membre d'honneur du bureau

- Marc Vignal, membre d'honneur du bureau

- Jérôme Lebrun, administrateur du site

La connexion est réservée aux adhérents de l'association Presse musicale internationale.

Vous pouvez nous faire parvenir votre demande d'adhésion, par courriel à l'adresse suivante :  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Vous pouvez également utiliser le formulaire de création de compte (module de connexion, ci-contre).

 

Gabriele Slizyte PMiNationalité lituanienne.

Gabrielé Sližyté est violoniste, journaliste et musicologue. Son parcours est très varié : ayant parcouru l'Europe en tant que violoniste, elle se tourne vers la littérature et la musicologie en 2012 quand elle vient à Paris. Elle commence alors à écrire sur les concerts et les expositions. La volonté de partager ces expériences et la richesse de la vie culturelle à Paris l'incitent à envoyer des articles au magazine lituanien Muzikos barai, qui les accepte immédiatement. Elle devient ainsi la correspondante spéciale de Muzikos barai à Paris et écrit régulièrement pour ce magazine depuis 2013. Gabrielé Sližyté poursuit aujourd'hui ces deux activités qui lui tiennent particulièrement à cœur : le travail de musicienne et celui de musicologue.